Ce qui surprend tout visiteur arrivant à Collonges, c’est la couleur rouge de ses pierres. L’explication est géologique : la faille géologique reliant le bassin de Brive à Meyssac marque la rupture entre les sols calcaires et les sols de grès. Des grès qui ont cette couleur rouge grâce à l’oxyde de fer, ce qui en fait une particularité du patrimoine naturel local.
Un trait d’histoire, tout d’abord un lieu qui prospère autour d’un prieuré dès le VIIIème siècle et étape sur la route du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle avant de devenir le chef lieu d’une châtellenie au XIIIème. Au fil des siècles, Collonges devient un lieu de prédilection pour les nobles de la Vicomté de Turenne, véritable état dans l’Etat. C’est ainsi que naissent des maisons nobles dotées de tourelles. L’activité de Collonges décline au XIXème avec la crise du phylloxéra suivi de l’exode rural. Aujourd’hui Collonges vit de ses richesses patrimoniales et de son tourisme, pour le plaisir de tous Collonges continue de briller sous l’éclat de ses pierres rouges.
Ce site est de nos jours un site remarquable, en serpentant ses ruelles étroites où la circulation y est interdite vous voyagez dans le passé. Le temps d’une visite vous vous prenez à rêver au rythme des contes et des légendes, des chevaliers et des princesses , à l’époque des seigneurs et des paysans. Vous vous attendez à croiser une carriole, à faire votre marché au fil des nombreuses étales qui redonnent vie à ce village, à festoyer autour des spécialités locales tels que le vin paillé, la noix, le foie gras entre autres.
Les yeux ne savent plus où se poser tant il y a à voir de part ses richesses patrimoniales et ses trésors architecturaux : les castels de Benge, de Maussac et de Vassinhac datant du XV et XVIème siècle. La chapelle des pénitents du XVème avec son exposition permanente, le Prieuré, l’Église Saint-Pierre du XIIème avec son portail et son tympan en calcaire marquant le contraste avec le rouge du grès. Mais aussi la Halle du XVIème avec le four banal, la porte Plate et la porte du Prieuré, la maison Ramade de Friac avec ses deux tours, la maison de la Sirène du XVIème avec sa tour tronquée devenue le petit musée des Arts et Traditions populaires et enfin le château du Martret.
CUREMONTELe nom de Curemonte est issu du latin cura montis. Cura a le sens de centre d’exploitation, montis, celui de lieu élevé. Ainsi en arrivant par la route des crêtes, on aperçoit soudain le profil de cette ancienne cité médiévale qui, le long d’un prémonitoire rocheux, s’étire du Nord au Sud. On y admire ainsi les deux châteaux de Saint Hilaire et de Plas que prolongent l’église de Saint Barthélémy, la halle et le château de la Johannie. Non loin du village se dresse le Puy Turlau sur lequel Roland aurait posé le pied ou encore le Mont Antin que la vigne recouvrait au XIXe siècle.
La première mention du village remonte en 860 dans le cartulaire de l’Abbaye de Beaulieu.
Les trois châteaux, les trois églises, et les maisons sont bâtis de gros blocs de grès gris et blond, matériau facile à travailler et à extraire des pentes escarpées qui dominent la vallée de la Sourdoire.
Ne manquez pas de visiter l’église Saint Barthélémy et ses décors polychromes, le charme de la petite église de la Combe, probablement l’une des plus anciennes de la Corrèze, et apprécier le mobilier religieux du musée de l’église Saint Genest.
Selon un proverbe, entre le Mont Antin et le Puy Turlot, se trouve le trésor du Limousin. Nous vous invitons donc à le découvrir !
TURENNETurenne, dont le nom provient de sa localisation sur une butte calcaire, témoigne de ses heures de gloire. Importante capitale d’une puissante vicomté qui dura pendant plusieurs siècles, le village et sa région bénéficièrent de privilèges capitaux. En empruntant les ruelles abruptes de Turenne, le visiteur voit encore flotter les drapeaux de cette vicomté. Turenne fut aussi un refuge de Protestants pendant les Guerres de Religion. Parmi les curiosités, le retable entièrement doré attire le regard dans cette église à l’architecture sobre. La silhouette de son château se dégage des brumes matinales, et celui qui arrivera en haut de la tour César sera ébloui par la vue imprenable sur les vallons verdoyants.
À découvrir : Le Château féodal (MH), la Chapelle de l’ancien Couvent des Capucins (MH), la Collégiale Notre Dame St Pantaléon (MH)
C’est au creux d’un cirque, dans le « causse » entre Figeac et Gramat, qu’Autoire a installé ses pigeonniers carrés, ses tuiles brunes, ainsi que ses manoirs et gentilhommières. Sur ces terres arides, seul l’Autoire, torrent qui donna son nom au village, apporte la fraîcheur de ses cascades.
À découvrir : Cirque naturel et cascade d’Autoire, Vestiges du "Château des Anglais", Château du Limargue, Manoir de Laroque-Delprat, Château de Busqueille, Château de Roque-Maynard, Eglise romane
Loubressac
Perché sur un promontoire d’où l’on jouit d’un superbe panorama sur la vallée de la Dordogne et les châteaux alentours, Loubressac offre au visiteur le charme de ses maisons médiévales aux pierres ocres et aux pointes de toits relevées. L’église Saint-Jean-Baptiste et le château, manoir des XVe et XVIIIe siècles, valent bien la petite montée pour y accéder...
À découvrir : Panorama sur la Vallée de la Dordogne et sur les châteaux de Montal, Castelnau et les tours de Saint-Laurent, Portes fortifiées, Château de Loubressac et Maison de l’Intendant, Eglise Saint Jean Baptiste
Petit bourg paisible sur les bords de la Dordogne, possède une architecture remarquable et notamment un tympan roman exceptionnel représentant le Christ entouré des évangélistes et des apôtres. A l’époque médiévale, le village dépendait de l’abbaye de Cluny. L’autre joyau de Carennac est sa mise au tombeau du XVème siècle dans le cloître. Le site inspira également Fénelon au XVIIème siècle qui résidait au château des Doyens, de style Renaissance.
Le bourg lui-même présente un caractère bien particulier avec ses maisons aux pierres dorées et ses tuiles brunes.
À découvrir : l’Église St Pierre avec son tympan du XIIè siècle, le cloître & la mise au tombeau, le Château des Doyens